CONSTRUIRE DES FILIÈRES

CONSTRUIRE DES FILIÈRES

Historiquement engagé dans le développement de thérapies innovantes, Genopole s’est ouvert à la filière de la bioéconomie, grandissante sur le campus, et à la génomique numérique, encore en émergence. Cette stratégie filière a été adoptée comme axe de développement du biocluster car en phase avec sa mission, qui est de soutenir toute la chaîne de maturation de l’innovation, de la formation à la recherche fondamentale et appliquée ainsi qu’à son développement industriel.

La filière de la bioéconomie à Genopole

S'engager dans la bioéconomie, ferment d’innovations durables

Genopole contribue au développement de la filière de la bioéconomie, enjeu majeur pour le pays, porteuse d’innovations pour une production industrielle plus écologique, dans les domaines de la santé (biomédicaments), de l’énergie (biocarburants), de l’alimentaire (arômes de synthèse…), des matériaux (bioplastiques…), etc.

25 entreprises labellisées Genopole s’inscrivent dans cette filière caractérisée par l’utilisation des propriétés génétiques et physiologiques du vivant (plantes, levures, bactéries…) pour produire des molécules d’intérêt industriel.
La stratégie Filière n’ayant de sens qu’à l’échelle macro, Genopole est en lien avec d’autres acteurs nationaux du domaine, notamment Toulouse White Biotechnology,
où Genopole s’est rendu en février, et le Centre européen de biotechnologie et bioéconomie (CEBB, AgroParisTech/CentraleSupélec/URCA), localisé sur le site agro-industriel de Pomacle-Bazancourt (Marne). Les équipes de recherche du CEBB ont été invitées en janvier à découvrir les expertises et équipements de Genoscope (CEA) et de la société génopolitaine Abolis, spécialisée en biologie de synthèse. Des ateliers thématiques parallèles ont été conduits sur la valorisation de la biomasse et les approches « omiques ». Ce séminaire de rencontres a rassemblé 30 chercheurs des deux sites.

Des fermenteurs pour monter à l’échelle pilote

Outre la mise en relation visant des collaborations scientifiques, soutenir la filière implique le financement d’outils technologiques de pointe, mutualisés entre les laboratoires et les entreprises du domaine. C’est le rôle de Genopole : créer des plateformes et les mettre à jour pour répondre aux besoins de R&D des entités du campus. Ainsi, la plateforme de bioproduction en fermenteurs, hébergée à la pépinière, a été enrichie de quatre mini-fermenteurs supplémentaires, permettant la bioproduction jusqu’à l’échelle pilote (20 L) de molécules d’intérêt par des bactéries ou des levures modèles.

Le plateau technique de la pépinière a été enrichi d’outils utiles aux sociétés de la filière, notamment par un vidéo-microscope à épifluorescence, dédié à l’observation des procaryotes. Plus en aval, la plateforme de spectrométrie de masse du campus évryen dont le rôle est, entre autres, de vérifier les molécules produites par fermentation, a été complétée par l’acquisition d’un spectromètre de masse Q-TOF ainsi qu’un appareil de résonance plasmonique de surface, couplé à un spectromètre de masse Maldi-TOF/TOF.

De plus en plus d’entreprises de la filière identifient Genopole comme lieu d’implantation. À titre d’exemple, la société franco-tunisienne nextProtein, qui produit des protéines d’insectes pour l’alimentation piscicole, s’est installée en septembre à la pépinière.

L’objectif pour les années à venir est d’ancrer Genopole aux premiers rangs des acteurs publics de la filière de la bioéconomie en France, et ainsi de faire du campus un site attractif pour les chercheurs et les industriels du domaine.

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Flash sur l’innovation environnementale

Afin de donner une visibilité médiatique à l’engagement de Genopole en faveur de la bioéconomie, une visite Presse a été organisée en présentiel le 7 octobre sur le thème « Innovations biotechs pour l’environnement ». Le programme, établi en lien avec l’association des journalistes pour l’environnement (AJE),
a mis en lumière cinq sociétés du domaine : Global Bioenergies, Altar, Glowee, Evaldépol et Cearitis. Leurs dirigeants ont ouvert leurs laboratoires et répondu aux questions des journalistes. Après une présentation de la stratégie de Genopole par Gilles Lasserre, le programme incluait également la visite de l’Open Lab, espace mutualisé à la pépinière (CCI Essonne), mis en place par Genopole pour l’accueil de jeunes pousses.

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ENTREPRISES

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ALGENTECH, L'UN DES RARES ACTEURS EUROPÉENS DE L'ÉDITION DU GÉNOME

Le prix Nobel décerné en octobre à la Française Emmanuelle Charpentier et à l’Américaine Jennifer Doudna a mis en lumière la technologie d’édition du génome CRISPR-Cas9. Créée à Genopole en 2009, Algentech est l’une des rares sociétés européennes expertes du domaine. Après l’Europe, l’office des brevets des États-Unis lui a délivré un brevet pour sa technologie innovante capable d’amplifier l’efficacité de l’édition génétique dans les cellules eucaryotes, en synergie avec tous les ciseaux moléculaires, dont CRISPR-Cas9.

ENTREPRISES

Ÿnsect collectionne les records !

Quel parcours pour cette startup, emblématique de la FrenchTech, qui ne cesse de compiler les records ! D’abord installée à la pépinière, Ÿnsect a vite eu besoin d’espaces plus vastes pour aménager son centre de R&D, devenu le plus grand au monde dans le secteur de l’élevage et de la transformation d’insectes. Riche année pour la startup qui propose des solutions biologiques, alternatives aux fertilisants chimiques, ainsi qu’aux protéines animales utilisées en pisciculture, en alimentation des animaux de compagnie. Son processus d’élevage de larves de scarabées nourries de coproduits céréaliers et de transformation en nutriments est protégé par près de 30 brevets, soit plus de 40 % du portefeuille total de brevets détenus par les dix plus grands producteurs d’insectes.

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Ses investisseurs internationaux croient fort en elle. Pour preuve, un nouveau tour de table de 315 M€, la levée de fonds la plus importante jamais réalisée par une entreprise non-américaine dans le domaine agricole. Ÿnsect est au 3e rang des dix sociétés françaises ayant levé plus de 100 M€ en 2020. Ce nouvel apport de capital porte l’investissement total recueilli depuis sa création à 350 M€, soit plus que l’ensemble des fonds levés par le secteur des insectes dans le monde ! Parmi les nouveaux investisseurs, citons les Américains, Upfront Ventures, le plus gros fonds de Los Angeles, et Foot Print Coalition, fonds de la star hollywoodienne Robert Downey Jr., qui a offert à la startup une promotion rêvée en brandissant un pot rempli d’une poudre d’insectes lors d’une émission de télévision. L’image a fait le tour du monde. L’augmentation de capital financera la construction près d’Amiens de la plus grande ferme verticale d’insectes au monde, d’une capacité de production de 100 000 t d’ingrédients par an.

Son engrais naturel à base d’insectes accède au marché

Autre temps fort pour Ÿnsect, sacrée « Révélation de l’année » des BFM Awards 2020 en novembre : l’accès au marché de son engrais naturel d’insectes ŸnFrass, autorisé par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). La startup est la première au monde à obtenir une homologation commerciale pour un engrais naturel à base d’insectes. Les granulés ŸnFrass sont utilisables dans tout type de culture : maraîchage, arboriculture, viticulture, gazon, fleurs d’ornement, grandes cultures de maïs, colza, blé… Dans une expérience sur des orges cultivés en pots, les déjections de ténébrion se révèlent aussi efficaces que l’engrais minéral NPK et, mélangées à lui, stimulent l’activité microbienne du sol. Ÿnsect a confié l’exclusivité de la commercialisation de son fertilisant organique à l’entreprise Angibaud pour le marché agricole français. D’autres contrats ont été conclus avec Torres, grand producteur de vins espagnol et Compo Group, sur le marché du jardin.

ENTREPRISES

EVALDÉPOL CONÇOIT UN LOGICIEL POUR LA DÉPOLLUTION DES SOLS INDUSTRIELS

Evaldépol a conçu un logiciel innovant, Kiwi-Maps, pour la dépollution des sols industriels. Lauréat du dispositif Booster, Evaldépol a également bénéficié d’une allocation de recherche de Genopole, pour la conception de cet outil d’intelligence artificielle. Le logiciel traite les données des sols pour identifier la nature et la profondeur des polluants et déterminer ainsi un process sur mesure. Une solution pour des opérations de dépollution industrielle soutenues par le plan de relance du Gouvernement.

ENTREPRISES

GLOBAL BIOENERGIES S'ORIENTE VERS LES COSMÉTIQUES

Créée et installée à Genopole, Global Bioenergies, cotée sur Euronext Growth, s’est focalisée dans un premier temps sur la fabrication d’isobutène à partir de ressources renouvelables, pour sa conversion en biocarburants, bioplastiques, verres organiques et élastomères. En 2020, le centre de gravité s’est déplacé vers le secteur des cosmétiques. Première étape notable, Global Bioenergies a obtenu le 24 novembre l’enregistrement de son premier ingrédient auprès du système réglementaire européen REACH (Registration, Evaluation and Authorisation of Chemicals).

ENTREPRISES

Abolis associée aux industriels Bel et Lesaffre pour des aliments plus naturels

Installée à Genopole, la société Abolis Biotechnologies, spécialisée en biologie de synthèse, s’est associée aux industriels Bel et Lesaffre et au laboratoire Toulouse Biotechnology Institute (INSA Toulouse/CNRS/Inrae) autour du projet MetaPath. L’objectif ? Mieux connaître le fonctionnement des écosystèmes microbiens utilisés dans l’industrie agroalimentaire.
Pour répondre aux attentes des consommateurs, les industriels de l’agroalimentaire veulent limiter les additifs utilisés pour améliorer le goût, la texture ou la conservation des produits alimentaires. Les micro-organismes (levures, bactéries…) peuvent, dans certaines conditions, apporter par leur fonctionnement métabolique, les équivalents naturels de ces additifs. Encore faut-il avoir une compréhension fine des mécanismes biologiques et des réactions biochimiques qui interviennent au cours de la fermentation pour utiliser ces micro-organismes dans un process industriel à grande échelle.
C’est l’objectif de MetaPath, lauréat du 9e appel à « Projets structurants pour la compétitivité » du Programme d’investissements d’avenir (PIA).

La voie de synthèse d’arômes alimentaires

Le projet prévoit notamment le développement d’un logiciel de modélisation in silico des réactions biochimiques simulant les comportements des consortia microbiens. Une première version de l’algorithme central du logiciel a été développée par Abolis, en collaboration avec Bel, puis soumis à une série de tests à l’aveugle, permettant d’identifier la voie de synthèse de 41 des 44 arômes ciblés.
MetaPath est doté d’un budget de 9,4 M€, financé à hauteur de 5 M€ par le PIA, piloté par le Secrétariat général pour l’investissement (SGPI) et opéré par Bpifrance.

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GLOWEE ÉDITE UN JEU ÉCLAIRANT SUR LA BIOLUMINESCENCE

Installée à la pépinière, Glowee s’inspire de la nature pour élaborer des systèmes d’éclairement biologique, alternatifs à l’électricité classique.
La startup a eu l’idée lumineuse de créer un jeu pédagogique sur la bioluminescence. Une campagne de crowdfunding pour le lancement de Biolumia a enregistré 250 contributions. Le jeu a l’avantage de s’adresser à un large public, embarqué dans l’exploration des fonds océaniques à la rencontre d’une quantité impressionnante d’organismes marins capables de produire cette lumière biologique !

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